90 % des logiciels SaaS échouent parce qu'ils résolvent des problèmes imaginaires. PrestigeOps fait l'inverse : on commence par les problèmes réels, on code en dernier.
La tentation est forte : avoir une idée, coder quelque chose de beau, le montrer. Mais combien d'outils "pour les garages" ont été construits par des gens qui n'ont jamais mis les pieds dans un atelier de préparation ?
Le résultat est toujours le même : un produit qui ressemble à ce que le développeur imaginait, pas à ce dont le patron a besoin. Les features sont là, mais elles ne collent pas aux workflows réels. Le patron n'adopte pas. L'abonnement ne se renouvelle pas.
La seule façon de construire quelque chose d'utile, c'est de comprendre intimement comment les gens travaillent aujourd'hui, avant de proposer quoi que ce soit.
"Nous ne connaissons pas votre métier mieux que vous. C'est un avantage : nous n'avons pas d'habitudes à défaire, pas de solution existante à adapter. Nous partons des problèmes, pas d'une réponse."
— Walid, fondateurUn processus en quatre phases, dans l'ordre. On ne passe pas à la suivante sans avoir terminé la précédente.
Des entretiens de 20 à 40 minutes, en visio ou en déplacement. On écoute comment la journée se passe, quels outils sont utilisés, où les choses coincent. Pas de demo. Pas de pitch. Juste des questions.
Après 20 entretiens, un ou deux problèmes se détacheront systématiquement. Ce sera le seul problème que PrestigeOps résoudra au départ, parfaitement.
Si aucun problème commun ne se dégage, ou si personne ne veut d'une solution numérique, on s'arrête proprement. Ça aussi, c'est une conclusion utile.
Une première version minimale, fonctionnelle, pas parfaite. Les garages pilotes l'utilisent en conditions réelles et donnent un retour hebdomadaire. On itère jusqu'à ce que le produit "colle".
Accès gratuit pendant 3 mois pour les pilotes. En échange : un retour honnête et, si ça marche, l'autorisation de les citer.
Une fois validé par les pilotes, PrestigeOps sera proposé à l'ensemble des garages de préparation et restauration haut de gamme. Avec des témoignages réels, pas du marketing.
Culture secteur, liste de 80-100 cibles, présence LinkedIn, mail-type d'approche. Pas encore de contact avec les patrons.
20-30 entretiens découverte. Identifier le problème central. Obtenir 3 à 5 engagements écrits de futurs testeurs.
Construire une première version sur un seul problème. 3 garages pilotes testent en conditions réelles.
15 premiers clients payants. MRR cible : 2 000 à 3 000 €. Churn mensuel < 10 %.
40 à 60 clients, MRR 6 000 à 10 000 €. Ouverture Belgique et Suisse romande.
Première année de BUT Informatique à l'IUT de Lyon. Sans alternance cette année, ce qui laisse plus de temps en semaine pour rencontrer des patrons de garages.
Zéro contact dans le milieu de la préparation automobile au départ. C'est un choix assumé de partir de zéro plutôt que de s'appuyer sur un réseau existant : ça oblige à écouter vraiment.
Notre règle : si à la fin du mois 4, les signaux terrain sont mauvais (pas de problème commun, personne ne veut tester), on arrête proprement. Ça aussi, c'est un plan.